Environnement

cygnesL’environnement, une action durable

Notre environnement est un bien inestimable. S’il est préservé contre les grands fléaux, le développement de notre village dans cette périphérie beaunoise doit en limiter les impacts négatifs.

Parmi ceux-ci, le traitement de nos déchets domestiques est appelé à devoir être de plus en plus performant en s’inscrivant dans une économie dite circulaire. À ce titre, le projet de renouvellement de notre station de traitement des eaux usées constitue l’action la plus importante.

D’autres engagements de la commune tel que des pratiques plus environnementales comme les économies d’énergie, l’entretien des espaces verts plus respectueux de la nature répondent également à cet objectif d’un développement durable qui laisse moins d’empreintes négatives pour les générations futures.

Reconstruire notre station d’épuration

Construite en 1972 par l’entreprise Planchet, en même temps que le premier réseau d’assainissement collectif indispensable pour accueillir à l’époque le projet du lotissement de la Motte avec ces 50 nouveaux pavillons, elle était calculée pour une capacité de 900 équivalent habitant, correspondant à une population de 700 habitants. Avec quelques équipements supplémentaires installés dans les années 90 et destinés à booster son fonctionnement, elle a tout à fait rendu le service attendu jusqu’à avoir largement atteint sa limite de capacité.

Le nouveau dimensionnement de la station de traitement des eaux polluées (STEP) fixe le besoin à une capacité de 1900 équivalent habitant pour une population évaluée à 1450 habitants en 2040 (+1,9% de progression démographique par an, rythme fixé au plan local d’urbanisme). La différence entre les équivalents habitant et la population prend en compte les rejets des artisans, des entreprises et à la surcharge de pollution à traiter en période de vendanges.

Avec une telle différence de capacité, la réhabilitation de l’existant devenait rédhibitoire et la construction d’une nouvelle station se décidait avec l’idée de la déplacer plus au sud pour l’éloigner du bâtit existant, tout en la laissant en bordure de l’Avant-Deuhnotte pour préserver le fonctionnement du réseau et le lieu du rejet au milieu naturel. Le nouvel emplacement a été rendu possible grâce à un échange de terrain agricole convenu avec monsieur Kévin Roy.

La communauté d’agglomération côté sud qui détient la compétente pour l’assainissement prend en charge cette opération. Elle a confié au cabinet Merlin l’élaboration du projet après que la commune ait pu lui préciser le nouveau lieu de construction.

Le projet est basé sur un fonctionnement identique à notre station actuelle mais plus moderne et donc plus performante pour traiter de la pollution chimique. Les effluents sont acheminés vers un premier bassin de traitement biologique de 6m de diamètre appelé digesteur, où les eaux brutes sont aérées et brassées pour y développer des bactéries qui digèreront la pollution organique (sorte de fausse septique) avant de passer une fois traitée par adjonction de produits neutralisant la pollution chimique venant principalement des lessives dans un second bassin de 9m de diamètre dit clarificateur qui termine le traitement biologique et sépare les boues des eaux claires. Les boues sont ensuite égouttées dans un silo avant d’être évacuées sur la station de Combertault pour y être pressées, avant de rejoindre un centre de compostage situé actuellement à Allériot. Ces boues y seront mélangées à des déchets verts pour un apport ligneux et repasser par une fermentation qui les chauffera pour les aseptiser. Une fois tous les résultats des contrôles sanitaires délivrés le composte obtenu sera alors proposé en épandage sur les terres agricoles clôturant ainsi la filière de traitement.

            Le coût du projet est évalué à 1.8 million d’euros TTC. Il fait l’objet de subventions, notamment de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée. La répercussion de l’investissement sur le prix de l’eau sera mesurée, quelques dizaines de centimes par m3, le coût étant mutualisé sur tous les usagers de la communauté d’agglomération.

            La mise en service de la nouvelle installation doit intervenir pour fin 2017, la construction débutera donc à l’automne 2016 avec un chantier qui durera près d’un an.

           Préalablement une procédure sera engagée au printemps 2016 pour déclarer le projet d’intérêt général à l’appui d’une enquête d’utilité publique. Cette reconnaissance de l’utilité publique conduira à obtenir les autorisations d’aménager et de rejeter nos effluents épurés dans la rivière en préservant sa qualité de ressource naturelle. Le compteur du bilan de nos pollutions domestiques en ce domaine sera remis à zéro.

Un verger en lieu et place

Le projet de construction de la nouvelle STEP inclut bien évidemment la démolition de l’existante qui ne pourra être entreprise qu’à l’issue de la mise en service de la nouvelle. Le terrain sera alors remis en état, mais que faire de cette surface restituée au milieu naturel ? L’idée est d’en faire un lieu plus vivant, plus emblématique en lui conférant un caractère de conservatoire. Au delà de la préservation d’espèces régionales anciennes, comme des fruitiers, des légumes d’autrefois, des agrumes, des petits fruits,… il doit être un lieu de découverte et d’éducation, qui peut être en lien avec des projets scolaires,  la préservation de la biodiversité, ou des apiculteurs par exemple. Un lieu de partage des joies du jardinage, de la taille, de la plantation de la culture bio.

           Si vous avez des idées en la matière n’hésitez pas à nous en faire part, la mobilisation d’amateurs éclairés nous permettra de transformer cette idée en projet détaillé avec toutes les chances de voir ce lieu partagé avec tous ceux qui y trouveront un intérêt.

Des économies d’énergie

Deux secteurs composent la majorité de notre facture énergétique : L’éclairage public et le chauffage des bâtiments communaux.

Après avoir décidé la coupure de l’éclairage public cinq jours sur sept de 11h00 à 5h00, sauf sur les rues où les enjeux de sécurité ne le permettent pas, nous sommes à présent engagés à remplacer la quarantaine de lampes fluo ballon fonctionnant à Ste Marie par des sources lumineuses plus économes. Ces lampes fluo consomment 150W comparés à une consommation de 80W pour des ampoules sodium haute pression. Contrairement à chez soi, il ne suffit pas de changer l’ampoule mais nécessite souvent de changer le luminaire. Un essai a donc été fait avec des ampoules à leds rue des Goumerandes mais peu concluant pour ce qui est le rendu lumineux. Les luminaires concernés seront donc progressivement renouvelés remplaçant ces boules par des luminaires rabattants la lumière au sol pour réduire dans le même temps la pollution lumineuse.

Autre économie d’énergie sur le chauffage : après le presbytère, l’école maternelle est dotée d’un chauffage central qui consomme moins de gaz comparé aux dix radiateurs gaz qui ont été déposés.

Au-delà des économies de consommation, la facture de gaz diminuera aussi grâce à un contrat de fourniture négocié via notre syndicat d’électrification de la Côte d’Or. Une consultation a été organisée pour trouver moins cher que l’opérateur historique. Notre gaz municipal est maintenant acheté chez Gaz de Bordeaux avec une baisse de 10% du prix.

Autre progrès à venir, l’installation chez tous les particuliers qui ont choisi l’énergie gaz, de compteurs interrogeables à distance avec un téléphone portable par exemple. Il s’agit du déploiement du système « gazpar » à partir de 2017 et permettant à tout un chacun de connaître au quotidien sa facture énergétique, ce qui doit l’inciter naturellement à des comportements économes.

Objectif zéro phytosanitaire

Le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte adopté en juillet 2015 revient sur la loi dite : « Labbé » de 2014 visant à mieux encadrer l’utilisation de produits phytosanitaires.

Aussi, l’échéance concernant l’interdiction aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires (hors produits de bio-contrôle et produits à faibles risques) pour l’entretien des espaces verts, forêts et promenades accessibles ou ouverts au public est avancé de janvier 2020 à janvier 2017.De plus, il y sera également dorénavant interdit d’utiliser des produits phytosanitaires sur les voiries, sauf pour des raisons de sécurité. Pour les particuliers, la vente libre-service sera interdite à partir de janvier 2017 et l’interdiction d’utilisation avancée de janvier 2022 à janvier 2019.

produits phytosanitairesLa qualité de nos espaces verts publics, leur entretien ainsi que leur gestion contribuent directement à la préservation de nos paysages. Les surfaces que la commune doit entretenir sont très importantes et le seul désherbage mécanique ne suffira pas. En 2015 l’utilisation d’un désherbage thermique a été testé. Le résultat est probant mais en y passant bien trop de temps. Nous devons trouver de nouvelles solutions alternatives.

Des études indiquent que l’emploi des produits phytosanitaires est la source principale de la pollution de l’eau et de la dégradation des milieux aquatiques. Parmi cette cause, celle résultant des pratiques domestiques est aussi préjudiciable que celle se rapportant à l’agriculture. Outre le rôle d’amélioration de cadre de vie, la réduction des produits phytosanitaires répond également à un enjeu de santé publique. Tout un chacun est donc invité à redoubler de précaution avant les interdictions.